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Mise à jour :
22 septembre 2004

© pierre salducci - 2002

 

Retour  sur  les  années  d'éclipse


«Quand j'ai apporté le manuscrit du roman chez Stanké, Louise Loiselle, la directrice littéraire de l'époque, m'a dit qu'elle m'en donnerait des nouvelles dans les deux semaines. Dix jours plus tard, elle m'appelait avant même d'en avoir tout à fait achevé la lecture et me déclarait que mon texte était un cadeau que je lui avais fait.»

Retour sur les années d'éclipse met en scène l'enfance et l'adolescence de Pierre Fortin jusqu'à son éveil à la sexualité. Le livre présente la particularité de s'éloigner radicalement de la vision habituelle «l'homosexualité, mon douloureux problème» pour montrer une homosexualité positive et épanouissante.

  • Dans Retour sur les années d'éclipse, Pierre Fortin est sauvé par son homosexualité, c'est une sexualité libératrice et non problématique. La clef de l'amour et de l'estime de soi en réponse à un monde hétérosexuel répressif et en destruction.

«Je me suis toujours dit que ce roman s'adressait encore plus aux non-gais qu'aux gais. C'est avant tout l'histoire d'une famille et je montre comment le sentiment homosexuel naît en quelque sorte en réponse aux manques du milieu ambiant.

«Toutes les personnes qui ont une personne homosexuelle dans leur entourage trouveront des réponses à son sujet en lisant ce roman, surtout les mères

Pour en savoir plus, lisez la petite histoire du livre

Couverture de "Retour sur les années d'éclipse"Lorsque Pierre Fortin décide de se replonger dans le souvenir de ses années d'enfance, c'est pour comparer la relation d'amour intense qu'il a observée entre sa mère, Louise, et sa sœur, Évelyne, à toutes les autres relations d'amour au sein de sa famille et autour de lui.

«Pourquoi tu l'aimes comme ça et pas nous?» demande-t-il à sa mère. C'est ainsi que la relation Louise-Évelyne va devenir une sorte d'unité de mesure émotive à partir de laquelle seront jaugées et évaluées toutes les autres relations entre les protagonistes de ce roman.

Pour mener sa quête à son terme, Pierre Fortin devra ressusciter des scènes cruelles, franchir à nouveau certaines étapes initiatiques, s'affranchir d'une mémoire qui le hante et même se confronter sans faillir à l'échec amoureux qui a bouleversé la vie de sa propre mère. Les années d'éclipse sont définitivement derrière lui.

Éditions Stanké (Montréal, Québec), 1996, 190 pages.


Ce qu'en a dit la critique

 

Grâce à la structure du roman, dont la narration à la troisième personne alterne avec les récits-témoignages de Pierre Fortin, l'oeuvre répand de la lumière jusque dans les angles les plus reculés. [...] Comme Proust a su le faire, Salducci rétablit l'intensité et l'ampleur des gestes [...]. À l'aide d'une écriture animée d'images parlantes, l'auteur parvient à peindre un tableau d'un fin réalisme, saisissant le passé sur le vif.

Mélanie Cunningham, Québec français, n° 102, Québec, Québec, été 1996.


Il y a au fond des phrases longues de Pierre Salducci, dans les méandres de son écriture torturée, quelque chose qui tient du roman français familial inquiet et déchiré où s'opposent amour et haine, celui d'un François Mauriac, d'un Hervé Bazin.

André Roy, Fugues, vol. 12, n°2, Montréal, Québec, mai 1996.


On songe par feux aux Écrits secrets de Jouhandeau. [...] Ici, les mots font mouche et l'image, dont il est usé avec retenue, répond à un besoin organique du texte : C'est la marque de l'écrivain. [...] Le roman est un art complexe, saluons un auteur qui n'est pas loin d'avoir réussi, à son coup d'essai, un coup de maître.

Marc Vaillancourt, Homo sapiens, n° 33, Montréal, Québec, juillet 1996.


Le regard que pose Pierre Salducci, dans Retour sur les années d'éclipse, sur
l'amour et le mensonge qui lui sert parfois de succédané, au sein d'une petite famille, est impitoyable. L'une des belles réussites de ce roman, de construction ingénieuse, est de montrer les choses de l'intérieur [...]. 

Raymond Bertin, Voir, vol. 10, n° 11, Montréal , Québec, 14 au 20 mars 1996.


[...] très grande qualité stylistique [...].

Réginald Martel, La Presse, Montréal, Québec, 18 août 1996.
 
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